J'ai pas encore posé les pieds sur terre depuis que le Gala Dynastie m'a honorée de ce prix, encore chaud entre mes mains, pour ma “contribution durable à la scène culturelle québécoise et canadienne ”. Juste ce titre, cette raison d'être, pèsent lourd quand je les regarde sur mon étagère.
Une des plus belles soirées de toute ma vie ! L'extase, la flottaison, la recognition, la grâce...
T'sé l'espace dans l'diagramme où tous les ensembles se joignent ? Pis qu'tu sais plus où tu marches entre le rêve et les psychédélices, les trips spatiotemporels, les volontés, la postérité ou l'ultra réalité ?
C'est le temps.
C'est le temps qui te révèle. À ta vie comme à toi-même.
J'vous jure, la gang, qu'on doit se pardonner...d'oser penser savoir tout ce qu'on fait, tout ce qu'on vaut, tout ce qu'on est ou même tout ce qu'on veut.
Cette vie qu'on a fait défiler devant mes yeux ce soir-là, parée de ses plus beaux atours enveloppant dignement toutes ses blessures, en m'en félicitant, en m'en remerciant ( et j'en reviens toujours pas d'avoir eu droit à tout ça de mon vivant... genre d'hommage qu'on ne reçoit d'habitude que post mortem... ça goûte le paradis ! Ça dissout toute l'amertume des marchés des immortels ! Ça a un goût d'éternité ! ) cette vie-là, jamais je n'aurais pu la dessiner moi-même ou même la désirer.
Quand on m'demande c'que j'fais dans la vie, comme dit Bélanger, j'fais mon possible.
Puis vient un jour où c'est même pu toi qui réponds, c'est le temps : « TOUT est possible ».
***
J’viens de visionner les images du Gala pour la première fois… ouf…
Le point de vue est si différent entre le vivre live et le voir après sur écran mais c'est toujours de la même orbite ; Tout ce qui a débordé de moi ce soir là, tout ce qui me charge en ce moment… Le vide qui m'a attrapée ce soir-là quand je m'y suis jetée toute entière, la plénitude que je reçois maintenant, à coups d'images-secondes, à chaque frame, chaque mot, chaque message de vous que je lis ou que j'entends.
Mais c’est toujours l’humilité...toujours l'humilité qui ouvre ses yeux, face au plus grand que soi.
My God…
On se lance ces mots-là désormais, futilement ; Ils ne veulent plus rien dire. On ne les entend plus quand on se les jette à la figure comme autant de portes qu'on claque, de dos qu'on tournent, ces “ je t'aime, much love, love you ” and so on... parce que ouais, on ne s'arrête pas à ça, le show love must go on.
Y’a des individus que j’aimais vraiment déjà, peu importe la distance entre nous dans ce champ gravitationnel. Et je leur ai dit, de vive voix. Parfois trop rapidement, derrière les rideaux, entre la scène et les loges. J'espère tellement qu'ils m'ont bien entendue.
Or, depuis ces derniers jours où je me retrouve en plein coeur de tout ce mouvement à la fois tellurique mais oh combien hors sol (j'chu éclatée solide la gang mais trust me, je plane ! Damn que je plane ! ), même la part de profond respect que j’avais pour eux a cédé toute la place à l’amour.
(Ginen, sa kap fèt !)
Carla… Il y a les dynasties puis il y a ceux qui maillent les Dynasties. Qui leur rappellent chaque soudure avant de les déchaîner.
Merci pour ton travail acharné. Si j'avais ta posture, je t'offrirais un prix moi aussi.
Rebecca ❤️… ouf... Très chère Rebecca...Comment te dire...Merci, merci, merci. Je n’ai plus de mots.
Tu m'as émue aux larmes. Me restait plus que ma vibration pour soutenir mon corps qui shakait sous l'onde de choc...
qui résonne encore
Et qui raisonne encore !
Tu m'as donné tellement de sens ! Ça va me prendre un moment.
Tu sais que c'est ce qu'on cherche tous ! Du sens à nos vies !
Dans les cohérences comme les co-errances !
Et bien entendu, t'as pris l'micro, t'as pris la scène, t'as pris le temps...
Avec la légèreté d'une certaine gravitation.
On n’aurait pas pu m’offrir un plus grand, un plus vrai, un plus sincère, attentif, noble, lumineux hommage, en toute conscience et reconnaissance de cause.
🥹 Sache que moi aussi, il y a longtemps que je te vois, que je t’aime…
🔥 On s'croise pour « L'Huile sur le feu » dans quelques jours... ;)
Et je te prie de me déranger n'importe quand ! Ça me ramène les pieds sur terre...
Quant à vous que je fréquente ici, comme partout,
Moun mwen yo, m ap vin pou nou !
C'est d'abord et avant tout, par vous et pour vous, toujours.
Réactions à « Zafèyayo » ce matin 20-05-26 à l'émission de Pénélope McQuade
avec Fabrice Vil et Olivier Hernandez
Je suis la première à être surprise par la réaction, non seulement des gens, du public, de mon core (!) -
et je ne formulerai pas maintenant les remerciements que je vous dois. Ceux-ci me jettent dans une méditation profonde, ne serait-ce que pour intégrer en moi tout l'enthousiasme, la chaleur, le respect que vous m'envoyez depuis l'annonce de mon retour musical... Je suis décontenancée, remplie d'amour et boostée à bloc !
Je vous reviens rapidement pour vous dire merci comme il se doit, de manière au moins réciproque, certainement fébrile, déchainée mais dévouée et possiblement même passionnée.
Ce sera pas trop long, j'm'en viens. M ap vin sou nou...
Là, je veux prendre un moment pour remercier ceux qui font le relai entre vous et moi (entre autres dans les médias) et qui se présentent pour le moment accueillants, ouverts et même très élogieux ;
J'ai présenté une chanson complexe, hors des codes usuels, symbolique, structurée et étagée... mais j'ose le dire, robuste également par sa vulnérabilité, sa sincérité, sa résistance aux médiocrités de ce monde d'abord et avant tout par déclaration d'amour, quoi qu'il advienne, dans l'intégrité.
Merci d'avoir pris le temps d'écouter réellement, en profondeur et d'avoir été jusqu'à décortiquer dans les moindres détails tout ce qui se joue entre les intentions et le rendu. J'apprécie vivement cette symétrie du respect que vous agréez entre nous.
Je vous ferai un comte rendu exhaustif la famille (là j'chu inondée lol ) mais pour l'instant, je vous partage ce topo que j'ai reçu ce matin et qui m'a fait vraiment plaisir.
Fabrice, Olivier, Pénélope...merci. De l'essence pure pour moi.
Fabrice...❤️ we got this 🔥 J'te suis, let's keep on moving!
J'vais m'permettre:
Il n'y a plus de questions. Plus de méthode au discours.
Qui je suis ? Qui me suit ?
Il n'est plus question de suivre le courant, ni même de se laisser porter par lui...
Ce n'est plus une question, c'est une déclaration :
Moveō ergo sum.
*L'étymologie du verbe «mouvoir», Movere , prête son nom au latin lui-même tant il est important dans notre langue et dans l'ensemble des langues indo-europeennes!
Il faut remonter au latin classique où Movere signifiait remuer, agiter, opérer un changement, mobiliser, se mouvoir...et émouvoir.
Alors j'émeus donc je meus...je meus donc je suis. 🙏🏽
18 mai…
Le temps ne laisse rien entre les mains du hasard.
Et je n’ai pas choisi ce temps par hasard pour symboliser mon retour à ma toute puissance.
En ce jour du drapeau haïtien, symbole de la liberté et de l’indépendance de l’ensemble des peuples noirs de ce monde, n’oublions ni comment, ni pourquoi, ni tout ce que nous avons fait pour être encore là, aujourd’hui.
Je m’adresse aussi à ceux qui, tourmentés et refroidis par les afflictions prononcées de leurs pays, boudent cette célébration par amertume ou par déni ; Ne tombons pas dans le piège ! Souvenons-nous de ce que disait Sonthonax ! : « Le jour où ils vous enlèveront votre fusil…»
N’oublions pas que la célébration - porteuse de nos codes, de nos symboles, de notre rythme et de nos vibrations, de nos connaissances et de leurs chorégraphies, de nos corps comme de nos esprits, de tout ce qu’on met en jeu (!) - fait partie intrinsèque et primordiale de notre autorité sur nous-mêmes. Elle est notre plus puissante arme de combat et d’inaltérabilité. Ne la tournons pas contre nous-mêmes.
Célébrons tout ce qui ne changera jamais et tout ce qu’on fera changer !
L’union fera la force car l’union est toujours amour.
Men mou yo.
Il existe des temps où des gens - comme des peuples - s’effacent lentement, à petit feu, dans un sombre et profond silence, endormis sans même s’en rendre compte par les sournoiseries d’un soi-disant pouvoir, les simulacres de cette lâcheté qui ne donne pas son nom mais se cache sous le déguisement et le prétexte de la liberté, des égalités et de la bienveillance de l’amour.
Heille la gang ! Ça faisait longtemps en titi !
Demandez-vous, à vous-mêmes, pour vous-mêmes :
« Ça fait combien de temps que je me suis…tu(e) ? »
Oh lawd, my soul is calling loud and clear so…Here I am ! Back in it! 🔥
Toujours pas compris ?
N’ayons pas peur des mots.
Le pouvoir est au peuple, il s’appelle Amour et l’amour ne s’oublie pas… Parlons Nous.
Men moun yo !!!
E sa k pa vle pale, ZAFÈYAYO !!! ❤️🔥
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Écoutez un extrait de ce magnifique roman, lu par l'autrice :
Merci à Catherine Bernier et à Sarah Hanahem pour l'accueil très chaleureux ainsi qu'à tous les participants qui sont venus partager ce moment de cohésion avec moi.
Vous m'inspirez !
On se retrouve très bientôt ;)
Je vous invite à lire ou relire le texte que j'ai signé y'a quelques années dans La Presse au sujet de la langue française.
Vous pouvez même, tout en lisant, écouter la déclamation de celui-ci ici :
DJ : Kamistry
Clavier : Alain Legagneur
Console : Marc Depratto
Sponsor : Mercy House
Images et montage : V2 Universe
❤️
J’ramène le love dans la cale
T’inquiète chéri, je serai ta terre natale
Immortelle bien avant l’état foetal
Redéfinissons la notion de femme fatale :
Le Freedom
Qui règne ou marronne !
Qui te donne la vie avant que ta naissance ne t’époumone,
Veille comme Simone sur l’éveil de l’Homme
Mais
Ban m pam !
Bam bam dilla
Moun Mòn
Sur ma couronne.
10 nuances de Femmes dans la culture Hip Hop québécoise…
DJ Horg ! Merci pour cette initiative. Ce n’est que le début !
Shoutout à Andrée-Anne Bohémier de Bohemaa Communication qui remet les pendules à l’heure de notre présence. À Sarah Bergeron et particulièrement à Peach Gyal pour la collab à la DA et pour cette lumière sur la vibe dans l’unité que nous représentons.
To close the Black History Month that just ended, an amazing discussion on CBC Q interview hosted by Garvia Bailey with Imposs and I.
Let's take our time and go back... ;)
Poss et moi, on a eu une superbe rencontre avec Garvia Bailey pour l'émission Q à CBC.
Notre histoire dans le rythme, dans le son, dans le coeur...

Dos au vestibule des incrédules
Qui se disent “dieux, déesses”...
L’amour à perte de vue
Mon coeur
Demeure
SDF
Un homme, son réalisme exclu des refs terrestres
Le Lièvre d’Alice...reclus au pays de la vieillesse
Est-ce toi ou tes rêves qui se meurent et te délaissent ?
Qui ne croient plus aux vérités qui naissent
Au bout de tes lèvres ?
Les aïeux,les ailleurs
Le foyer, le céans
L’océan...
L’évidence ?
L’omniprésence, Le silence.
Où que j’enjaille, où que je reste,
Il y a longtemps que je ne cherche plus ce qui m’abrite
Les yeux fermés... j’entends déjà tout ce qui m’habite
Et qui m’a cernée.
Hier tient le futur entre ses griffes
Balafres. Hiéroglyphes.
Prendre le large athéismes et périls
Bien ancrée / encrée
Dans ma peau comme dans la pierre
J’ouvre les paupières :
En quoi tu crées ?
Je suis Artiste. Et puérile.